Un système Linux - qu'il s'agisse d'un PC monoposte ou d'un réseau entier - fonctionne, tout simplement. Il ne plante pas inopinément pour des raisons mystérieuses. Il ne ralentit pas avec le temps pour des raisons tout aussi mystérieuses. Pas d'écrans bleus, pas de gels système et autres dysfonctionnements exaspérants.
Le succès commercial de bon nombre d'entreprises informatiques se fonde
justement sur l'instabilité notoire de Windows. Grosso modo, une fois qu'un
prestataire vous aura installé votre machine ou votre réseau, les plantages à
répétition du système et des applications lui permettront de faire son
beurre
.
La philosophie de Microlinux se situe aux antipodes de ce genre de calcul et s'inscrit plutôt dans une logique de développement durable. Un système Linux n'est pas un Tamagotchi - vous savez, ces petits animaux domestiques virtuels qui requièrent sans cesse votre attention, sans laquelle ils sont condamnés à dépérir. En règle générale, la durée de vie d'un système Linux équivaudra à la durée de vie du matériel sur lequel il est installé.
Un système Linux correctement configuré ne craint pas les virus. C'est aussi
simple que cela. Les éditeurs de logiciels antivirus ont beau s'évertuer à vous
faire croire le contraire, après tout, personne ne les empêchera d'essayer de
vendre des frigos aux esquimaux. La simple architecture d'un système Linux fait
en sorte que vous êtes d'ores et déjà blindé
, dès le départ.
Pour tisser la métaphore architecturale : si Linux était une maison, ce serait un immeuble de bureau en béton, avec des portes coupe-feu entre toutes les pièces. Si un incendie se déclare quelque part, il ne se propagera en aucun cas dans la pièce voisine, encore moins dans tout l'immeuble. Dans cette optique, un système Windows pourra aisément être comparé à un saloon en bois. Un mégot mal éteint au mauvais endroit, et tout part en fumée.
Linux vous permet donc de rester zen en surfant sur Internet et en lisant vos mails, et sans dépenser des sommes considérables pour des logiciels antivirus aux vertus de protection plus magiques que réelles.
Les systèmes installés par Microlinux sont non seulement libres, mais aussi gratuits[a], c'est-à-dire soumis à aucune licence. Cela vaut aussi bien pour le système d'exploitation que pour la panoplie d'applications dont vous aurez besoin au quotidien.
[a] Si jamais vous vous demandez comment un tel modèle économique peut bien fonctionner, je vous conseille la lecture de l'excellent ouvrage de François Elie, Économie du logiciel libre, également publié chez Eyrolles.
Sans rentrer dans les détails, considérons tout simplement les conséquences immédiates à l'aide d'un cas pratique. Admettons que vous soyez une PME et que vous souhaitiez installer un petit réseau de six postes de travail, reliés à un serveur. Si vous optez pour une solution propriétaire (Microsoft Windows ou Mac OS X), vous aurez à faire face aux coûts suivants :
[b] Remarque : certains systèmes comme Windows Server vous obligent à payer une licence pour chaque poste client relié au serveur. C'est un peu comme si la SAUR décidait de majorer ses factures en fonction du nombre de personnes qui viennent boire au robinet.
Imaginons maintenant la même configuration avec un réseau Microlinux. Voici ce que vous aurez effectivement à payer :
Et c'est tout. Pas de licences pour les postes de travail. Pas de licence pour le serveur. Pas de licences non plus pour les applications que vous utiliserez.
Conclusion : y'a moins bien, mais c'est plus cher.
Les applications tournant sous Linux utilisent des formats de données ouverts et documentés, contrairement aux applications propriétaires.
En quoi cela vous concerne-t-il ? Lisez la suite pour voir l'impact que le respect ou le non-respect des standards peut avoir sur votre quotidien.
Est-ce qu'avec Linux, je pourrai interagir avec les gens qui utilisent un
PC sous Linux ou un Mac ?
Réponse courte : oui, sans aucun problème.
Imaginons un cas de figure concret. Vous venez de rédiger un document texte sous Linux, et vous souhaitez le faire parvenir à un contact qui utilise un PC sous Windows Vista ou Mac OS X. Dans ce cas, vous avez l'embarras du choix :
Pour illustrer la différence des approches, voyons maintenant comment l'interopérabilité se présente pour l'utilisateur de MS Office[c]. Vous venez de confectionner un document Word ou Excel sous Windows, et vous voulez l'envoyer à quelqu'un.
[c] L'une des doléances que l'on entend
régulièrement de la part des utilisateurs de Microsoft Office, c'est
qu'OpenOffice.org n'est pas compatible avec les standards Microsoft
.
C'est un peu comme si quelqu'un qui se nourrit de cheeseburgers industriels et
de crocodiles Haribo trouvait votre nourriture bio suspecte et se
demandait s'il ne risque pas d'attraper une intoxication alimentaire en
acceptant de manger la ratatouille cuisinée avec les légumes provenant de votre
jardin.
En dehors de l'interopérabilité, le respect des standards garantit également la pérennité de vos données. Puisqu'un format de fichier fermé vous lie à un certain type de logiciel, que se passe-t-il si l'éditeur décide d'arrêter le développement du logiciel en question ? C'est très simple : le format dans lequel vous avez enregistré vos données devient obsolète. Là aussi, un exemple pratique illustrera le phénomène.
Pendant quelques années, un traducteur utilise la suite bureautique Microsoft Works pour confectionner tous ses documents. L'intégralité des traductions effectuées est stockée sur le disque dur du PC sous forme de fichiers WPS.
Or, Microsoft a décidé d'abandonner le développement de Works en 2008. Conséquence immédiate : le format de fichiers WPS devient par là obsolète, et le traducteur se retrouve confronté au choix suivant :
Si notre traducteur s'était servi d'OpenOffice.org pour rédiger ses traductions, que se serait-il passé ? Admettons qu'il aurait débuté sur la toute première version, OpenOffice.org 1.0, publiée au printemps 2001. Toutes les traductions sont alors stockées sur le disque dur sous forme de fichiers SXW. Là aussi, il a l'embarras du choix, mais les options sont plus réjouissantes :
Remarque : Bien sûr, dans le monde du logiciel libre, une
application peut tout aussi bien être abandonnée par ses développeurs. Mais la
pratique montre qu'il se trouve toujours quelqu'un pour reprendre le flambeau
et continuer le développement. Contrairement au monde du logiciel propriétaire,
le code source des logiciels - leur secret de fabrication
si vous voulez
- reste librement accessible. Un développeur qui décide de reprendre le
développement d'une application laissée en friche ne devra donc pas repartir de
zéro et réinventer la roue. Peut-être que l'exemple suivant vous semblera
vaguement familier. En janvier 1998, la société Netscape décide de libérer le
code source de son navigateur Netscape Communicator 4.0. Ce code source forme
la base du projet Mozilla. La suite Internet Mozilla est développée pendant
quelques années, mais s'arrête à la version 1.7.13. À partir de là, la
fondation Mozilla décide de scinder le projet et de se concentrer sur le
navigateur Internet Firefox et le client de messagerie Thunderbird.
Parallèlement, l'ancienne suite Mozilla a été reprise sous le nom de
Seamonkey.
Non, vous n'êtes pas obligé de reléguer votre parc informatique à la casse parce que Windows Vista refuse de tourner dessus. Linux fonctionne honorablement sur du matériel que les grandes enseignes de systèmes propriétaires jugeraient obsolètes.
Un poste de travail standard installé par Microlinux tourne plus que correctement sur une configuration équipée d'un processeur Pentium IV première génération, de 512 Mo de mémoire vive (RAM) et d'un disque dur de 20 Go.
Remarque : Évidemment, on pourrait encore réduire considérablement ces prérequis matériels, mais vous obtiendriez un système qui tourne dans la mesure où une poule vole et un cheval nage.
Lorsque vous achetez une voiture et que vous vous souciez de l'aspect économique de votre véhicule, vous regardez de près sa consommation en litres d'essence sur cent kilomètres. Nous pouvons tenter une expérience similaire pour les systèmes d'exploitation actuels. Voici ce que nous obtenons :
Bien sûr, le but du jeu n'est pas de travailler au quotidien sur un vieux tacot qui a fait la guerre. Mais vous comprendrez que si vous faites tourner un tel système dépourvu de tout cholestérol sur une configuration raisonnablement récente, vous obtiendrez un environnement extrêmement réactif, qui réagit au quart de tour. Gare au coup du lapin lorsque vous lancez une application :o)
Imaginez que vous achetez un canapé chez Ikea. Vous le ramenez chez vous,
vous l'installez dans votre salon, et vous vivez votre vie. Ce que vous ne
savez pas, c'est que le canapé est muni d'une petite caméra secrète qui observe
vos faits et gestes et transmet tout ce qu'elle voit
à Ikea Suède,
à votre insu. Vous trouveriez ça un peu cavalier, non ?
C'est pourtant ce que fait un système Windows configuré par défaut. Non, il ne va pas jusqu'à activer votre webcam, mais le fait est qu'un certain nombre de manipulations que vous effectuez au quotidien sur votre système - visiter vos sites web préférés par exemple - sont transmises à Microsoft, derrière votre dos, par le biais de petits logiciels espions installés au coeur du système.
Il va sans dire que ce genre de gadget aux relents totalitaristes est
inconnu dans l'univers de Linux et des logiciels libres. D'ailleurs, toute la
panoplie des joies
du monde du logiciel propriétaires vous sera
épargnée. Par exemple :
Microlinux - 7, place de l'église - 30730 Montpezat - 04
66 63 10 32 - info@microlinux.fr
N° SIREN 514 067 503 - TVA non applicable, art. 293 B du
CGI.
Dispensé d'immatriculation au RCS et au RM.
