Linux garantit la pérennité de vos données

Linux garantit la pérennité de vos données

En dehors de l'interopérabilité, le respect des standards garantit également la pérennité de vos données. Puisqu'un format de fichier fermé vous lie à un certain type de logiciel, que se passe-t-il si l'éditeur décide d'arrêter le développement du logiciel en question ? C'est très simple : le format dans lequel vous avez enregistré vos données devient obsolète. Là aussi, un exemple pratique illustrera le phénomène.

Pendant quelques années, un traducteur utilise la suite bureautique Microsoft Works pour confectionner tous ses documents. L'intégralité des traductions effectuées est stockée sur le disque dur du PC sous forme de fichiers WPS.

Or, Microsoft a décidé d'abandonner le développement de Works en 2008. Conséquence immédiate : le format de fichiers WPS devient par là obsolète, et le traducteur se retrouve confronté au choix suivant :

  • Soit il renonce à ses données.
  • Soit il décide de faire convertir chacun des fichiers en un format désormais supporté, ce qui représente un investissement considérable.

Si notre traducteur s'était servi d'Open Office pour rédiger ses traductions, que se serait-il passé ? Admettons qu'il ait débuté sur la toute première version, Open Office 1.0, publiée au printemps 2001. Toutes les traductions sont alors stockées sur le disque dur sous forme de fichiers SXW. Là aussi, il a l'embarras du choix, mais les options sont plus réjouissantes :

  • Il peut laisser ses documents SXW tels quels. Les versions successives d'Open Office, et ce jusqu'à la dernière en date, supportent toujours le format SXW. Ce qui sera également vrai pour les versions futures d'Open Office.
  • Il peut décider de convertir ses fichiers SXW au format ODT, ce qui est une opération triviale qui s'effectue en deux clics.

Bien évidemment, dans le monde du logiciel libre, une application peut tout aussi bien être abandonnée par ses développeurs. Mais la pratique montre qu'il se trouve toujours quelqu'un pour reprendre le flambeau et continuer le développement. Contrairement au monde du logiciel propriétaire, le code source des logiciels - leur secret de fabrication si vous voulez - reste librement accessible. Un développeur qui décide de reprendre le développement d'une application laissée en friche ne devra donc pas repartir de zéro et réinventer la roue. Peut-être que l'exemple suivant vous semblera vaguement familier.

En janvier 1998, la société Netscape décide de libérer le code source de son navigateur Netscape Communicator 4.0. Ce code source forme la base du projet Mozilla. La suite Internet Mozilla est développée pendant quelques années, mais s'arrête à la version 1.7.13. À partir de là, la fondation Mozilla décide de scinder le projet et de se concentrer sur le navigateur Internet Firefox et le client de messagerie Thunderbird. Parallèlement, l'ancienne suite Mozilla a été reprise sous le nom de Seamonkey.