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Microlinux dans les médias

microRadio Poli Sons, 11 février 2010

Albert Bruc et Nicolas Kovacs à la radio

À l'occasion de l'inauguration de la médiathèque de Lunel, l'émission spécial numérique de la radio lunelloise Poli-Sons portait principalement sur Linux et les logiciels libres. Pendant près de 90 minutes, les invités Claude Barral (Conseiller Général de l'Hérault), Albert Bruc (développeur Linux, AB-AE) et Nicolas Kovacs (consultant Linux, Microlinux) ont été interviewés par Slimen Kara sur toute une série de sujets. En vrac :

Une version légèrement éditée de cette émission est disponible en cliquant sur le lien ci-dessous. Elle comporte les sujets en rapport direct ou indirect avec Linux et les logiciels libres.

Merci à Slimen, Patricia, Yann, Théo et toute l'équipe de Poli-Sons pour l'accueil chaleureux et l'ambiance décontractée !

journauxPlanète Linux, septembre 2009

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Le présent ouvrage s'adresse à tous les conducteurs de Trabant qui aimeraient bien savoir ce que peuvent valoir ces Jaguar et ces Porsche qui poussent sur les arbres. Car l'alternative existe : elle s'appelle Linux. Voici les mots de l'auteur pour décrire son livre. Plusieurs domaines sont abordés de manière originale et, encore plus original pour ce type d'ouvrage, c'est la distribution CentOS qui sert de référence. Une bonne occasion de la découvrir, mais pas d'inquiétudes, de nombreuses parties s'appliquent à toutes les distributions.

Le lecteur non averti de cet encart sera probablement amené à s'interroger sur la santé mentale d'un auteur qui affirme d'emblée que les Jaguar et les Porsche, ça pousse sur les arbres, voire à subodorer un abus éventuel de substances hallucinogènes puissantes. Pour rassurer mes lecteurs, voici un peu de contexte.

journauxOpen Source Magazine, septembre 2009

Quoi, un livre de cuisine ? Non, un ouvrage qui s'adresse aux conducteurs de Trabant qui veulent savoir comment on assemble les pièces détachées d'une Porsche avant de pouvoir la conduire. Kiki Novak, l'auteur de « Linux aux petits oignons », est un marrant. La preuve. Pour appuyer son propos et tenter de séduire les non-linuxiens, il fait appel non pas à la distribution Ubuntu, très populaire, pas plus qu'à Mandriva ou Fedora, tout aussi éprouvées, encore moins à Gentoo ou SuSE, mais à CentOS, une distribution proche de la distribution commerciale RedHat. 40 pages sont consacrées à l'installation de CentOS.

Ensuite, on passe à la découverte de l'interface graphique choisie par défaut : Gnome. Tout est expliqué dans le détail, même ce qui est inutile au débutant, au risque de le dérouter. Le pire étant d'aborder pendant 130 pages le « mode texte » c'est-à-dire les commandes de Terminal dès la page 64 avant même d'avoir abordé l'utilisation des applications les plus populaires.

C'est à partir de la page 376 que le lecteur entre en contact avec Firefox, Thunderbird, OpenOffice.org, Gimp, Grip, XMMS, VLC, MPLayer, etc. Que du grand classique. L'ingestion de pages consacrées aux commandes de Terminal aura sans doute bien du mal à séduire les utilisateurs de Windows, alors que c'est la prétention du livre.

Enfin, vouloir donner « les meilleures recettes pour débuter » et ne pas proposer d'illustrations en couleur est vraiment dommage.

De   : contact@kikinovak.net
Pour : redaction@opensource-magazine.com
Date : 10 octobre 2009 9:47

Chers rédacteurs d'Open Source Magazine,

Je viens de lire la critique que vous faites de mon ouvrage "Linux aux petits
oignons", publié aux éditions Eyrolles. Je me permets de vous adresser ce
courrier pour rectifier ce qui me paraît être un malentendu.

"Linux aux petits oignons" s'adresse certes aux débutants, mais seulement dans
la mesure où la lecture de l'ouvrage ne nécessite aucun prérequis, si ce n'est
une dose saine de curiosité. Toutes les explications du livre sont fournies pas
à pas, dans un ordre qui me semble être logique, et qui évitera au lecteur
d'avoir à se procurer de la documentation supplémentaire parce qu'il décroche à
partir du troisième chapitre. En revanche, l'introduction du livre comporte
bien l'avertissement suivant, dans un encadré bien visible :

"Si nous nous adressons aux débutants, nous n'hésiterons pas cependant à sortir
des interfaces fenêtrées et à vous présenter petit à petit ce qui tourne sous
le capot de votre système... afin de satisfaire l'appétit des plus aguerris !"

"Linux aux petits oignons" est écrit comme un livre de cuisine, et tout comme
un livre de cuisine, il s'attend à ce que le lecteur se salisse les mains.
Qu'il coupe les oignons, qu'il épluche les patates et râpe les carottes. Une
grande partie du livre est ainsi consacrée aux concepts UNIX fondamentaux, tout
comme un livre de cuisine se consacrerait à la préparation des aliments de
base. Je sais que la ligne de commande et l'utilisation du Terminal intimident
la majorité des utilisateurs, et je ne peux vous dire que ceci: suivez le
guide, vous verrez que ce n'est pas si compliqué que cela. Prenons un petit
pain, un steak haché, une tomate, une feuille de salade et un cornichon, et
vous verrez que notre premier hamburger sera bien meilleur que celui que vous
achetez tout fait au fast food du coin.

Quant au choix de la distribution, il s'explique par un fait très simple. J'ai
voulu baser mes explications sur une distribution aussi générique que possible.
J'ai hésité entre Debian, Slackware et CentOS, et si j'ai choisi cette
dernière, c'est justement pour son côté "inconnu au bataillon". Je me propose
en fait de montrer que le choix de la distribution importe peu. Du moment que
l'on a compris le fonctionnement de ce qui tourne sous le capot, on est libre
de configurer son poste de travail avec n'importe quelle distribution.

Vu sous cet aspect, vous comprenez pourquoi j'ai justement évité de baser les
exemples du livre sur une des grandes distributions populaires comme Ubuntu,
Mandriva ou openSUSE. Une distribution comme Ubuntu se pose comme but de
fournir un "Linux pour tous", et au vu de sa popularité, elle semble bien être
à la hauteur de ses ambitions. La simplicité de son installateur et de ses
outils d'administration en témoigne bien. Mais c'est justement pour cette
raison qu'elle n'offre que relativement peu de valeur pédagogique à proprement
parler.

En revanche, je peux vous assurer qu'un utilisateur d'Ubuntu (ou de Mandriva,
d'openSUSE ou de Fedora) bénéficiera incontestablement de la lecture de "Linux
aux petits oignons". Le jour où il changera sa carte graphique et qu'il se
retrouvera devant un message d'erreur dans la console, il ne paniquera plus,
car il saura comment s'y prendre pour reconfigurer la chose à la main. Et
lorsque sa connexion Internet refusera de fonctionner correctement, il ne
s'arrachera plus les cheveux, mais fera son propre diagnostic réseau, pas à pas
et de façon méthodique. Voilà l'ambition pédagogique de "Linux aux petits
oignons", ni plus ni moins. L'ouvrage opère ainsi clairement la distinction
entre l'administration d'un système... et sa simple utilisation.

Un dernier mot sur la distribution Red Hat, que votre rédacteur fustige en tant
que "distribution commerciale". Red Hat est une distribution commerciale dans
le sens où l'utilisateur paye pour le support technique, mais c'est déjà tout.
En dehors de cela, Red Hat adopte une politique tout à fait exemplaire pour ce
qui est de la publication des sources de la distribution, et encourage même des
distributeurs tiers comme CentOS, Scientific Linux et autres à produire des
clones libres et 100% compatibles de la distribution, en conformité avec la
GPL. À titre d'exemple, essayez de faire la même chose avec une distribution
SLED (SuSE Linux Enterprise Desktop) ou SLES (SuSE Linux Enterprise Server), où
la recherche des sources est un véritable parcours du combattant, et vous
comprendrez pourquoi cette distribution n'a jamais eu d'équivalent
communautaire dans le domaine de l'entreprise. Enfin, j'ai choisi CentOS tout
simplement à cause de la qualité exceptionnelle de ses composants, car j'ai
voulu éviter les mauvaises surprises au lecteur. Je sais que la configuration
par défaut n'est pas exactement "sexy" (comprenenez : carrément moche). Après,
chacun est libre de configurer son poste de travail aux petits oignons, avec
des effets 3D, des jolis thèmes et des jeux d'icônes agréables à voir, et c'est
d'ailleurs un des points que j'aborde dans mon ouvrage.

Mais après tout, pourquoi ne pas laisser au lecteur la possibilité de vérifier
par lui-même? Savez-vous que "Linux aux petits oignons" est également
disponible en ligne, gratuitement et dans son intégralité? J'ai voulu rester
fidèle à l'esprit du libre, et j'ai donc décidé de publier mes sources à
l'adresse suivante:

http://www.microlinux.fr/documentation.php#online

Salutations libres de la banquise gardoise,

Kiki Novak

journauxMidi Libre, 27 juillet 2009

article Midi Libre

Notez bien la précision prononcer comme splatch. Après toutes les déformations que mon nom de famille a pu subir (Kofax, Kouax, Kapock, Kojak, etc.), je ne peux que saluer l'effort du rédacteur du Midi Libre entrepris en vue d'une prononciation fidèle de mon patronyme.

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