Depuis septembre 2010, j’administre le réseau du lycée Scholae, un établissement scolaire pas comme les autres, serti dans une vallée verdoyante des Cévennes entre Saint-Hippolyte-du-Fort et Lasalle. L’an dernier, l’école a produit une petite vidéo de présentation fort sympathique avec les moyens de bord.

Cet été, l’école va célébrer ses dix ans d’existence. C’est l’occasion pour moi de faire une petite rétrospective technique. Une des nombreuses particularités de cette école pas comme les autres, c’est qu’elle utilise à peu près essentiellement Linux et les logiciels libres pour ses besoins en informatique.

Lorsque Scholae a ouvert ses portes en 2010, nous sommes partis de zéro. Aucun ordinateur, aucun câblage, juste un accès internet avec un débit dérisoire. Jean Mortreux, le fondateur de l’école, m’a confié la tâche d’informatiser l’école, et à mon humble avis, nous n’en serions pas là où nous en sommes aujourd’hui sans son ouverture d’esprit assez exceptionnelle.

En parlant d’ouverture d’esprit. J’avais eu l’occasion en 2015 de rencontrer une dame qui fait partie de l’équipe de décideurs du numérique de l’Éducation Nationale (pas de noms), qui m’avait sorti cette déclaration assez mémorable : « Certes, Linux c’est sympa pour les bricoleurs, mais vous savez, nous à l’Éducation Nationale on travaille essentiellement avec des professionnels comme Microsoft et Apple. » Pour l’embêter un peu, je lui ai montré la page des statistiques d’OS du portail Top 500 en lui expliquant que dans la cour des grands – la vraie – on était 100 % sous Linux, et Microsoft et Apple étaient inconnus au bataillon. Bref.

Dans une optique de recyclage et de développement durable, l’école Scholae fonctionne pour l’essentiel avec du matériel informatique recyclé. Pour une partie, ce sont des entreprises ou des associations de la région qui nous fournissent gracieusement leurs anciens PC. Ces dons sont complétés par des machines en provenance de DestokPC, un fournisseur de matériel informatique déstocké de la région que je vous recommande ici (appelez Carine de la part de Microlinux).

  • L’école dispose de trois serveurs locaux qui tournent tous sous CentOS.
  • Les postes clients – PC et portables – tournent sous OpenSUSE Leap KDE avec une panoplie complète d’applications et une configuration « aux petits oignons ».
  • Les données des utilisateurs (directions, enseignants et élèves) sont stockées physiquement sur une station de travail HP XW 6600 Workstation reconvertie en serveur avec une grappe de disques RAID.
  • Les sessions des utilisateurs ainsi que toutes leurs données sont centralisées grâce à NFS et 389 Directory Server.
  • Un deuxième serveur local gère les sauvegardes automatiques du réseau avec Rsnapshot.
  • Pour la surveillance et le filtrage d’Internet, nous utilisons un serveur proxy installé sur un routerboard PC Engines.
  • Squid gère toutes les connexions HTTP et HTTPS du réseau.
  • L’accès aux sites potentiellement problématiques est géré avec SquidGuard et les listes noires fournies par l’Université de Toulouse.
  • SquidAnalyzer nous permet de savoir en un coup d’oeil s’il y a des anomalies dans le trafic web de l’école, notamment en termes de bande passante.
  • Les besoins en impression de l’école sont couverts par deux imprimantes HP en réseau, fournies par la société JustPrint. J’ai une préférence marquée pour HP, étant donné que ce constructeur fournit des pilotes Linux pour tous ses modèles et que la configuration est plus ou moins triviale.
  • Les deux serveurs dédiés de l’école – un pour les hébergements, un pour les sauvegardes – sont des machines Dedibox tournant également sous CentOS.
  • Le site web de l’école a été confectionné sous WordPress et le thème Hestia.
  • Le courrier électronique de la direction et des enseignants est hébergé sur un serveur mail « maison » avec Postfix, Dovecot et Roundcube.
  • Les bulletins, les absences et les cahiers de texte sont gérés de manière entièrement numérisée grâce à GEPI.
  • La facturation et la comptabilité sont gérées par Dolibarr.
  • En dehors des mails, la direction utilise quotidiennement un système de messagerie instantanée basée sur un serveur XMPP Prosody.

Scholae Linux

Quelques îlots propriétaires subsistent dans le réseau.

  • Même si quelques enseignants ont franchi le pas et utilisent Linux sur leurs portables personnels, une partie significative utilise Windows ou Mac OS sur leur portable de travail. Dans mon expérience, il suffit de « laisser venir », et ça ne sert strictement à rien de jouer aux missionnaires du libre.
  • Dans la salle d’arts plastiques, quatre ordinateurs iMac sont équipés de logiciels comme Photoshop ou Illustrator. D’après ce que j’ai pu voir, quelqu’un qui a l’habitude de travailler avec ces applications en utilisant leurs fonctionnalités avancées aura beaucoup de mal à migrer vers des équivalents libres comme GIMP ou Inkscape. Si la migration se fait, elle doit être motivée par la simple envie.
  • Une discussion est en cours pour savoir si les ateliers de montage vidéo doivent se faire sur une station de travail sous Windows avec Adobe Premiere, ou s’il est envisageable d’animer ces ateliers avec Kdenlive sous Linux. Là encore, je pense que la migration doit se faire en douceur.

Quelles sont les conclusions que l’on peut tirer au bout de ces dix ans ?

  • Linux et les logiciels libres conviennent parfaitement à un établissement scolaire.
  • En termes de robustesse et de sécurité, c’est le système idéal pour faire face aux assauts répétés des élèves.
  • Y’a moins bien, mais c’est plus cher.

 


33 commentaires

Llen · 30 janvier 2020 à 11 h 34 min

Ou sinon OpenShot pour le montage vidéo. En version Windows pour la prise en main et si ça leur va, tu pourras les migrer sous openSuse qui a des versions plus récentes il me semble.
Mais je suis admiratif. Avant on pouvait installer des machines Debian dans le lycée, mais depuis que toute la gestion se fait à distance par un GIP, ils ne veulent plus. Trop compliqué selon eux. Je crois surtout que les noobs embauchés à la sortie de leur 6 mois à la CCI ne connaissent pas et en ont peur.
Bisous et merci pour les articles.

    kikinovak · 30 janvier 2020 à 11 h 38 min

    J’utilise moi-même Openshot pour éditer mes modestes vidéos d’escalade. Mais je pense que Kdenlive est plus adapté à une utilisation plus « pouennetue », comme on dit ici dans le Gard.

lolive · 30 janvier 2020 à 13 h 50 min

Beau travail ! C’est très inspirant !

nzo · 30 janvier 2020 à 14 h 39 min

J’apprécie toujours autant ton professionnalisme.

Pour la vidéo, ne pas oublier non plus Blender qui s’en sort très bien aussi sur ce terrain.

Sylvain · 30 janvier 2020 à 16 h 21 min

Y’a aussi olive pour le montage vidéo https://www.olivevideoeditor.org/

Peut-être plus facile à prendre en main que blender…

Sebdu74 · 30 janvier 2020 à 18 h 36 min

Bonsoir et bravo pour votre professionnalisme. Très belle initiative de gérer tout ce petit monde avec Linux et de plus ça marche.
Continuez ainsi

Ed · 30 janvier 2020 à 20 h 39 min

Bonjour et bravo pour ce retour d’expérience. En espérant que d’autres suivent. J’ai aussi pour ma part fait ma scolarité (BTS dans les années 2000) dans un lycée 100% Linux ou presque, et c’était tellement bien que je travaille dans ce domaine ! Le Libre c’est aussi une bonne philosophie

    Jérémie · 31 janvier 2020 à 9 h 26 min

    Je tombe totalement par hasard sur ce site et cet article (Merci Google actu). Étant dans le libre depuis mes 16 ans (j’en ai 36) je ne peux que saluer la démarche !

    Je vous rejoins sur le fait que forcer les gens à migrer est contre productif. Il vaut mieux les attirer par la curiosité.

    La fac de sciences de Montpellier était sous linux, au moins au niveau des postes disponibles pour les élèves, quand j’y étais, en 2002, et ça marchait très bien ! Des services de grosses entreprises se mettent à linux (j’ai en tête orange et EDF où je suis passé, et qui utilisent par endroit linux sur les postes de travail et en machine virtuelle)

    Votre démarche est primordiale. Vous montrez aux élèves que d’autres voies sont possibles, qu’un monde gratuit et collaboratif existe.

    Vos homologues durant mon parcours ont éveillé ma curiosité.

    Aujourd’hui, mon travail tourne autour de l’automatisation d’infrastructures mondialisées, de Big data, de machine learning et de tout un tas de trucs que personne ne comprend autour de moi. Je ne travaille qu’avec des outils open source, ou du moins gratuits sous linux.

    Ça fait plus de 10 ans que je n’ai pas eu d’ordinateur perso sous windows, autre qu’en second os pour les jeux

    Alors, continuez a ouvrir la voie. Parce que l’informaticien(ne) du lycée ouvre des portes, et personne ne sait jusqu’où ça peut mener !

pytolux · 30 janvier 2020 à 21 h 32 min

Merci pour ce retour d’expérience !

J’aime la philosophie du « libre », « open source »‘…
J’ai toujours évolué sur Windows (collège, lycéé, fac)…Et ce n’est qu’après quelques années à l’université que je me suis tourné sur Linux. A cette époque… l’installation était un véritable enfer pour le candide que j’étais.
(et j’éprouve une certaine nostaligie en retrouvant le fond d’écran de la première version que j’ai utilisé (ubuntu 6.xx) https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/e/ef/Ubuntu-8.10.png)

Aujourd’hui, sur mon temps personnel, j’utilise à 90% de mon temps un laptop sur un Xubuntu.
Cependant… je ne l’utilise pas pour la bureautique mais principalement pour le web, pour utiliser deux trois outils sympas en ligne de commande ou encore pour développer (je débute 🙂 ). Mais … je garde toujours Windows sur mon fixe.

Lorsque tu dis : « j’ai pu voir, quelqu’un qui a l’habitude de travailler avec ces applications en utilisant leurs fonctionnalités avancées aura beaucoup de mal à migrer vers des équivalents libres comme GIMP ou Inkscape » …
Je me reconnais totalement…
Avec LibreOffice… j’ai beaucoup de mal… autant je peux passer du temps à réfléchir sur un problème technique (problème de pilote, connexion bluetooth aléatoire…) autant au niveau de la bureautique… faut que je trouve rapidement mes repères sinon je perds patience…

Et c’est là où je me rends compte de la difficulté de changer ses habitudes.
Mais aussi de la difficulté aux communautés développant les applications, de « penser » à « quelle ergonomie serait la plus adapté au plus grand nombre tout en gardant sa philosophie ? »

Hier je m’étais posé cette question de l’utilisation au quotidien de Linux, lorsque j’ai découverts que mon menu Whisker (xcfe) ne comportait plus aucune icône après la mise à jour du système.
J’ai mis 15 mins pour trouver une solution là où j’aurai mis plus d’une après midi ou plus à mes débuts
C’est dans ce type de situation que je peux constater toutes la « lente » évolution que j’ai effectué.

joleclodo · 30 janvier 2020 à 21 h 38 min

Pour le montage vidéo on peut aussi citer pitivi et shotcut, ce dernier ayant l’avantage d’être multi-plateformes linux/win/osx et donc de permettre d’utiliser le même logiciel sur l’ordi de la maison qui est rarement sous linux.
http://www.pitivi.org/
https://www.shotcut.org/

N005 · 30 janvier 2020 à 21 h 55 min

Pour le montage vidéo, DaVinci Résolve est dispo sous Linux (il est gratuit mais il n’est pas open source). La version gratuite supporte des rushs jusqu’à 4k60FPSprogressif 4:2:0 8bits.
En tant que vidéaste j’ai migré de PP à ce logiciel (étant plus stable et même meilleur que Première Pro)

Ludovic · 30 janvier 2020 à 22 h 03 min

Sympa de voir encore un établissement à avoir fait confiance à Linux.
J’ai pu moi aussi convertir quelques « petites » écoles autour de chez moi.
Deux petites remarques : Plutot que Kdenlive, je suis passé à Shotcut, qui me semble plus stable et dont le projet me parait plus actif ?
Pour l’hebergement dedibox, j’ai une machine chez pulseheberg, qui m’a l’air plus abordable ?
Au plaisir de te relire !

    Jérémie · 31 janvier 2020 à 9 h 31 min

    Pour l’hébergement, j’utilise scaleway personnellement.

    Simple et pas cher. Il fait bien sécuriser par contre, mais c’est facile.

    Sinon, pour des infra un peu plus complexes, OVH.

    Si on ne veut pas s’embêter, Amazon, azure ou gcp, mais après ça devient plus cher.

      kikinovak · 31 janvier 2020 à 9 h 43 min

      Depuis 2013, j’utilise les serveurs Dedibox de chez Online/Scaleway. J’installe CentOS dessus, et je configure/sécurise tout ça « aux petits oignons ».

      J’ai pu tester OVH dans le passé, et au vu de leur qualité de service, je les recommanderai volontiers à mes pires ennemis. :o)

Jc · 31 janvier 2020 à 8 h 17 min

Voilà un endroit où J’adorerai travailler en tant qu’admin sys et réseau …

Buzut · 31 janvier 2020 à 9 h 49 min

Sacrée solution tout open source, c’est assez impressionnant !
Pour ma part, je dois quand même relativiser sur l’expérience apportée par quelques logiciels qui ne sont pas toujours au niveau.

Dolibarr par exemple manque de fonctionnalité (et l’interface n’est pas des plus attrayantes) et je songe en ce moment à passer vers une solution SaaS.

Quand à Roundcube, je l’utilisais peu, mais c’est un soulagement qu’OVH l’ai enfin remplacé. J’ai maintenant l’impression d’avoir un « vrai » webmail si j’en ai besoin.

    kikinovak · 31 janvier 2020 à 9 h 56 min

    J’utilise Dolibarr pour ma propre boîte, et je le gère pour une demi-douzaine de clients. Je le trouve plutôt bien fichu.

    De même, j’utilise Roundcube pour mes propres besoins : https://www.microlinux.fr/roundcube-centos-7/

      Buzut · 31 janvier 2020 à 11 h 11 min

      Concernant Roundcube, j’accède à mes emails depuis ordi, tablette, mobile directement depuis les clients natifs donc en dépannage, c’était suffisant. Mais je ne me verrais pas faire une cession de travail prolongée avec et je ne pourrai même pas concevoir cela en outil principal (de nombreuses personnes n’utilisent que le webmail).

      Pour Dolibarr, quand je dis qu’elle n’est pas attrayante c’est plus une question de goût, en revanche, je suis d’accord, on s’y retrouve plutôt bien. Ce qui me manque c’est la gestion des factures récurrentes et le rapprochement bancaire automatique.

      Cela dit, ça reste une solution tout à fait viable et pour l’instant, c’est encore avec Dolibarr que j’émets mes factures.

        kikinovak · 31 janvier 2020 à 11 h 40 min

        En temps normal j’utilise Thunderbird comme client mail, avec l’intégration OwnCloud et les extensions qui vont bien. Roundcube c’est bien quand je suis en déplacement et que je n’ai pas ma machine sur moi, ce qui peut arriver.

          Buzut · 31 janvier 2020 à 11 h 55 min

          On est donc d’accord sur ce point. J’utilise pour ma part NextCloud (d’ailleurs, OwnCloud et NextCloud, là rien à dire, c’est le top du top : fichiers, contacts, agendas 👍) et il me semble qu’il existe un plugin pour gérer les emails. Jamais testé car je n’en ai pas le besoin mais ça peut valoir le coup !

    Ellington · 31 janvier 2020 à 14 h 09 min

    Alors déjà : wow ! Super boulot.
    Petite indication pour la vidéo et le son et l’image : GIMP a un plugin pour adopter l’interface toshop et la version 2.10 est vraiment top.
    Da Vinci résolve est un logiciel de montage étalonnage colorimétrie et vfx ultra puissant qui est proposé sous linux, c’est un log pro, mais il dispose d’une version gratuite des plus efficaces. Meilleure que kdenlive qui a quand même beaucoup progressé.
    Enfin Blender, Audacity pour la 3d et le son font des merveilles. Blender est aujourd’hui un concurrent direct de 3dsmax.

    J’ai jamais réussi à utiliser dollibar et je suis sous openconcerto qui est un logiciel complet vraiment performant lui aussi opensource mais avec un support technique au besoin.

    Et enfin : pour remplacer un ad Microsoft, qu’avez-vous choisi, pourquoi ? Est-ce possible d’en apprendre plus ? C’est une grosse lacune chez moi.

      kikinovak · 31 janvier 2020 à 14 h 21 min

      Pour Dolibarr, je le trouve curieusement assez intuitif. Je l’héberge pour une demi-douzaine de clients, qui partagent mon avis. En plus, si on active uniquement le minimum syndical en matière de modules pour une utilisation basique (clients, services, produits, devis, facture & comptes), c’est carrément simple.

      Pour l’authentification centralisée, je l’ai indiqué dans le texte, c’est 389 Directory Server. Ce blog fournit une documentation assez complète, et le sujet sera également traité en détail dans mon nouvel ouvrage « Administration Linux par la pratique Tome 2 », qui va paraître chez Eyrolles d’ici un mois.

        Ellinggton · 1 février 2020 à 15 h 43 min

        Je vais attendre la sortie de ce bouquin avec impatience. 389 directory, je ne connaissais pas du tout je vais aller lire tout ça. Merci beaucoup. Quant à Dolibarr… Ben je dois pas être doué 🙂

          kikinovak · 1 février 2020 à 20 h 55 min

          Y’a plein d’articles sur 389 Directory Server sur ce blog. Serveur 389 DS sous CentOS 7, et postes clients sous OpenSUSE Leap 15. Ça JusteMarche(tm).

mlrix · 31 janvier 2020 à 10 h 25 min

Salut ! Super retex 🙂
C’est rigolo, j’ai fait les mêmes choix sur toutes la ligne dans un autre contexte. Prochain but : migrer des toubibs vers le libre pour leurs gestion de patientèle.
Pour le montage vidéo, j’utilisais il y a longtemps pin***le studio. Je n’ai jamais pu utiliser KDEnlive : crash systématique sans jamais avoir trouver de solution :(. J’ai trouvé « la paix » avec ShotCut 😉 https://www.shotcut.org
Merci, et aussi de maintenir un flux RSS ici 🙂

    kikinovak · 31 janvier 2020 à 11 h 42 min

    Pour la gestion des toubibs, j’avais testé Medintux il y a une bonne dizaine d’années. C’est développé par le génialissime chirurgien-codeur Roland Sevin, qui m’a même invité chez lui dans son petit mas dans l’arrière-pays provençal.

Mathias Poujol-Rost · 31 janvier 2020 à 11 h 15 min

Très belle initiative.

Pierrot fabrice · 31 janvier 2020 à 23 h 15 min

Pour le montage video, si on n’est pas sur une utilisation de logiciels libres, il existe DaVinci Resolve v16 qui n’est pas loin de première (et qui le dépasse dans certains cas) et qui permet, avec le module fusion intégrer, de faire des effets spéciaux, comme after effect,le tout sous windows ET linux ☺

cemoi · 2 février 2020 à 21 h 57 min

Bonsoir,
je suis enseignant en lycée et effectivement à l’educnat c’est simplement une catastrophe… pour donner une idée là ou je travail ils viennent juste de terminer la migration de xp vers win 7…
Comme nous somme en démocratie aucun enseignant n’a son mot à dire… de toute façon il y a une 0% d’écoute. Perso ça fait 20ans que je tourne sur debian et je saisi pas bien la politique que ce sois de la région ou de l’académie… à part faire des économies de bouts de chandelles en ne payant aucun admin sys (un vrai hein…) pour chaque établissement.
Cette année ça été tres chaud au niveau du changement de l’ENT (environnement numérique de travail) on est passé d’un monatge fait des brique de solutions libre/opensource à du proprio (KOSMOS) et perdre la brique qui permet de réaliser l’Elearning (Moodle) (qcm, cours en ligne…la totale!). Les enseignants de cette académie ont manqué de perdre la totalité du travail fait sur cet outils fourni depuis plus de 10ans…
En théorie on devait passer des solutions opensource aux solutions kosmos sauf que la totalité du taf fait sur Moodle n’était pas compatible donc exit au taf… Aucune proposition de transfert n’a été proposé que ce soit de la région ou du rectorat… Du coup ça a bien hurlé de tous les cotés et à force d’engueulades incécentes pendant des mois le rectorat à monter une plateforme Moodle à la va vite (sans structure pour organiser le travail/cours/ressources par établissement).

L’interopérabilité n’est pas prise en compte
La sécurité n’est pas prise en compte
La direction fait absolument n’importe quoi…par manque de connaissance à mon avis (non ce ne sont pas des admin sys qui pésent dans les décisions technique malheureusement)

Peut être que dans 10ns nous serons passé sur win 10…
Peut être que dans 10ans nous aurons plus de 2PC pour 135 enseignants dans le lycée ou je suis…

Je ne parle même pas du wifide l’ordiregion qui ne fonctionne que par intermitence ce qui fait que en réalité dans la pratique nous avons quasiment pas de reseau pour travailler… enfin mois que à la boulangerie ou à MC DO quoi…

Si non à l’éduc nat on est à la pointe question « numérique »

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