ApplicationsDans notre sixième article dédié à la distribution OpenSUSE Leap, nous allons nous pencher sur la panoplie d’applications du bureau KDE. Si vous débarquez tout juste sur ce blog, lisez les principaux articles consacrés à l’installation et la configuration d’OpenSUSE, notamment l’installation de base du poste de travail KDE, le peaufinage du shell et la configuration des dépôts de paquets. Si votre machine est dotée d’une carte graphique NVidia, la configuration des pilotes est décrite dans cet article.

OpenSUSE fait partie des distributions Linux qui visent à être plus ou moins complètes, c’est-à-dire qu’une installation standard fournit déjà un certain nombre d’applications pour être productif au quotidien. En comparaison, une distribution comme KDE Neon fournit un bureau KDE assez minimaliste doté d’un navigateur web, d’un gestionnaire de fichiers et d’une poignée d’utilitaires, et c’est tout. Pour ma part, j’ai une préférence pour cette deuxième approche, car elle permet à l’utilisateur de choisir sa propre panoplie d’applications préférées.

Dans le cas d’OpenSUSE, nous allons adopter une approche simple pour obtenir un bureau cohérent.

  1. Supprimer les applications inutiles
  2. Installer les applications manquantes

Supprimer les applications inutiles

Une des raisons pour lesquelles j’ai une préférence marquée pour le bureau KDE, c’est la qualité de certaines applications natives de cet environnement de bureau, notamment le gestionnaire de fichiers Dolphin, le visionneur d’images Gwenview, le logiciel de gestion de photos Digikam, le visionneur de documents Okular, le logiciel de gravure K3B, etc. En revanche, je remplace certaines applications KDE trop « usine à gaz » par des équivalents plus légers et/ou plus intuitifs.

À titre d’exemple, j’utilise Mozilla Thunderbird avec le calendrier Lightning comme client mail, avec le carnet d’adresses et le calendrier proprements intégrés à OwnCloud. Je n’ai donc aucune utilité pour KMail et toute la suite Kontact. De même, je préfère installer le client BitTorrent Transmission, que je trouve beaucoup plus intuitif que Ktorrent, et vu que la plupart de mes clients sont perdus face aux nombreuses fonctionnalités du lecteur audio Amarok, je préfère leur installer Audacious, qui est beaucoup plus simple à utiliser au quotidien.

J’ai pu observer par ailleurs que c’est toujours une bonne chose de respecter une politique d’une application par tâche, à quelques rares exceptions près.

J’ai donc repéré la liste complète des applications qui ne me servent à rien, et je les désinstalle à l’aide du script 03-supprimer-paquets.sh dans mon dépôt Github. Nous avons récupéré les scripts post-installation de ce dépôt vers /root dans un précédent article. À présent, nous allons exécuter le troisième script dans la série.

# cd opensuse/15.0/scripts
# ./03-supprimer-paquets.sh

Le script lit les paquets dans un fichier paquets-inutiles.txt et les supprime un par un. Les curieux parmi vous noteront que zypper remove est invoqué avec l’option --clean-deps, qui se charge de supprimer les dépendance orphelines des paquets inutiles.

# Paquets inutiles
akregator
discover
dragonplayer
hugin
kaddressbook
kcm_tablet
kgpg
kmag
kmahjongg
kmail
kmines
kmousetool
knotes
kompare
kontact
konversation
korganizer
kpat
kreversi
ksudoku
tigervnc

Installer les applications manquantes

Maintenant qu’il ne reste plus que la substantifique moelle à notre bureau KDE, nous allons pouvoir installer toutes les applications qu’il faut pour être productif. Évidemment, ce choix est hautement subjectif, et vous aurez probablement vos propres préférences.

Pareillement, j’ai automatisé cette tâche, vous n’avez donc pas à taper des commandes fastidieuses, et il vous suffit de lancer le script 04-installer-paquets.sh. Vérifiez bien au préalable si tous vos dépôts de paquets sont configurés correctement, faute de quoi l’exécution du script va échouer.

# ./04-installer-paquets.sh

Là aussi, le script lit la liste des paquets à installer dans un fichier paquets-supplementaires.txt et les récupère l’un après l’autre pour les installer. Voici à quoi ressemble ce fichier.

# Paquets supplémentaires

# Outils système
elinks
iperf
lftp
links
lynx
man-pages
man-pages-fr
man-pages-fr-extra
mlocate
ncftp
net-tools-deprecated
nmap
pinfo
rtorrent
speedtest-cli
tree
unrar
vim
whois

# Dépendances
python3-requests
wxWidgets-lang

# KDE
fontforge
gos-wallpapers
plasma5-workspace-wallpapers

# Internet
enigmail
filezilla
filezilla-lang
flash-player
MozillaThunderbird
MozillaThunderbird-translations-common
owncloud-client
owncloud-client-dolphin
pidgin
pidgin-plugin-otr
pidgin-plugin-otr-lang
transmission-gtk
transmission-gtk-lang

# Bureautique
scribus

# Graphisme
inkscape
inkscape-extensions-gimp
inkscape-lang
librecad
librecad-parts

# Multimédia
asunder
asunder-lang
audacious
audacious-lang
audacious-plugins
audacious-plugins-lang
audacity
audacity-lang
cheese
cheese-lang
handbrake-gtk
handbrake-gtk-lang
libdvdcss2
MPlayer
normalize
openshot-qt
transcode
vlc
vlc-codecs
vlc-lang
winff
winff-lang

# Accessoires
cherrytree
cherrytree-lang
kwrite

# Jeux
aisleriot
aisleriot-lang
aisleriot-themes

Vous aurez peut-être noté que zypper install est invoqué avec l’option --no-recommends dans le script, afin d’éviter l’installation intempestive de paquets inutiles. Notez également que nous disposons d’une panoplie complète de plugins et de codecs multimédia sous le capot, ce qui nous permet de lire les formats audio et vidéo courants et moins courants.

Nous disposons désormais d’une panoplie d’applications raisonnablement complète sur notre poste de travail OpenSUSE. Dans notre prochain article, nous parlerons de l’installation des polices TrueType Microsoft pour résoudre certains problèmes de compatibilité entre Microsoft Office et LibreOffice.

 


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