TerminalVoici le troisième article dans notre série sur la découverte d’OpenSUSE Leap, qui est consacré à la personnalisation du terminal et du shell. Dans cet article, je pars d’une installation fraîche d’OpenSUSE. Étant donné que je passe une partie significative de mon temps dans un terminal, c’est la première chose que je configure à ma guise.

Une configuration sobre

En règle générale, j’essaie de m’en tenir le plus possible à la configuration par défaut telle qu’elle est fournie par le distributeur. J’ai une prédilection pour les bureaux sobres, et ce n’est donc pas ici que vous trouverez une flopée de trucs et astuces pour faire ressembler votre bureau Linux à ce qu’on peut voir fleurir dans les forums divers et variés dans la catégorie Captures d’écran. Le bureau “costumisé” (comme j’ai pu entendre dire) dans le genre thème dark façon site de téléchargement de warez des années 2000 avec une dame dévêtue au regard affamé faisant office de fond d’écran, ce n’est pas le genre de la maison.

OpenSUSE Leap 15.0 Shell

Configurer l’apparence du terminal Konsole

Voici comment se présente le terminal graphique du bureau KDE dans sa configuration par défaut.

Konsole

L’entrée de menu Configuration > Modifier le profil actuel permet de peaufiner l’aspect du terminal. En tout et pour tout, je vais me contenter de changer trois petits détails.

  • Je sélectionne le thème Brise, que je trouve assez lisible.
  • Je configure un facteur de transparence de 10 % pour l’arrière-plan.
  • Je conserve la police à chasse fixe Hack proposée par défaut, en augmentant sa taille de 9,0 à 12,0.

Konsole

Voilà comment ça se présente. On notera la personnalisation de l’invite de commande qui distingue les utilisateurs communs mortels et l’administrateur root.

Konsole

Personnaliser l’invite de commande

J’ai l’habitude de personnaliser mon shell dans toutes mes installations, sur les serveurs aussi bien que sur les postes de travail. Le shell Bash fourni par OpenSUSE arbore déjà un fichier ~/.bashrc, et la méthode de configuration orthodoxe consiste à créer un fichier ~/.alias que l’on éditera à sa guise. Voilà à quoi ressemble ce fichier sur mes machines.

# ~/.alias

# Alias
alias rm='rm -i'
alias cp='cp -i'
alias mv='mv -i'
alias ..='cd ..'
alias ...='cd ../..'
alias vi='vim'

# PS1
VERT='\[\033[0;32m\]'
BLANC='\[\033[1;37m\]'
GRIS='\[\033[0;m\]'
PS1="$VERT[$BLANC\u$GRIS@$BLANC\h$GRIS:$BLANC\W$VERT] \$ $GRIS"

# Vim 
EDITOR=vim
VISUAL=$EDITOR
export EDITOR VISUAL

La personnalisation du shell pour root s’effectue directement dans le fichier /root/.bashrc, qui pourra ressembler à ceci. La principale différence se situe au niveau de la variable PS1 qui définit l’aspect de l’invite de commande.

# /root/.bashrc

# Alias
export LS_OPTIONS='--color=auto'
eval "$(dircolors)"
alias ls='ls $LS_OPTIONS'
alias ll='ls $LS_OPTIONS -l'
alias l='ls $LS_OPTIONS -lA'
alias rm='rm -i'
alias cp='cp -i'
alias mv='mv -i'
alias ..='cd ..'
alias ...='cd ../..'
alias vi='vim'

# PS1
ROUGE='\[\033[0;33m\]'
BLANC='\[\033[1;37m\]'
GRIS='\[\033[0m\]'
PS1="$ROUGE[$BLANC\u$GRIS@$BLANC\h$GRIS:$BLANC\W$ROUGE] #$GRIS "

# Vim 
EDITOR=vim
VISUAL=$EDITOR
export EDITOR VISUAL

Au final, on distingue toujours l’invite des utilisateurs normaux et de l’administrateur root, mais l’aspect est plus sobre.

Konsole

Personnaliser l’éditeur Vim

Mon principal outil de travail, c’est l’éditeur Vim que j’utilise pour écrire de la documentation, éditer des scripts shell, peaufiner des fichiers de configuration, etc. J’utilise une poignée d’options de personnalisation que je range directement dans /etc/vimrc pour obtenir une configuration globale, c’est-à-dire valable pour tous les utilisateurs.

...
" enable syntax highlighting
syntax on

colorscheme elflord
set textwidth=79
set scrolloff=15
set autoindent
set tabstop=2
set shiftwidth=2
set expandtab
...

Xterm et WindowMaker

Lorsque j’ai juste besoin d’un terminal graphique, il m’arrive d’utiliser un simple gestionnaire de fenêtres léger. OpenSUSE fournit déjà l’alternative IceWM, mais je préfère utiliser WindowMaker, pour la simple raison que c’est le tout premier environnement graphique que j’ai utilisé lorsque j’ai débuté avec Linux.

WindowMaker est un clone de l’environnement graphique du système NeXTSTEP conçu à la fin des années 1980 et basé sur BSD. Il est disponible dans les dépôts de paquets officiels d’OpenSUSE.

# zypper install WindowMaker

Pour le lancer, il suffit de remplacer la session Plasma par WindowMaker dans le gestionnaire de connexion SDDM.

Dans la configuration par défaut, le terminal graphique Xterm n’est pas très lisible. Son aspect peut être amélioré de manière significative en éditant un fichier ~/.Xresources comme ceci.

XTerm*background: #000000
XTerm*foreground: LightGrey
XTerm*font: 9x15
XTerm*VT100.geometry: 115x40

Si la taille de la police du terminal est trop petite, on peut jeter un oeil dans le fichier /usr/share/X11/app-defaults/XTerm. La section VT100.font affiche les tailles de polices disponibles.

WindowMaker

Automatiser la configuration

Étant donné qu’il s’agit là d’une série d’opérations que j’effectue systématiquement sur les machines que j’installe, j’ai rangé le tout dans un script qui gère automatiquement la mise en place de ma configuration personnalisée. Vous pouvez récupérer ce script dans mon dépôt Github.

# cd
# git clone https://github.com/kikinovak/opensuse
# cd opensuse/15.0/scripts
# ./01-personnaliser-shell.sh

La suite au prochain numéro, où nous nous intéresserons à la configuration des dépôts de paquets.


La rédaction de cette documentation demande du temps et des quantités significatives de café espresso. Vous appréciez ce blog ? Offrez un café au rédacteur en cliquant sur la tasse.

 


0 commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.