UEFI PartitionDans mon quotidien professionnel, je suis souvent confronté à du matériel existant et/ou de déstockage pour installer des postes de travail. C’est probablement la raison pour laquelle mes articles de blog divers et variés sur la distribution OpenSUSE décrivent un schéma de partitionnement traditionnel pour des machines avec un BIOS (Basic Input Output System) de style legacy.

De temps en temps je reçois des demandes de lecteurs qui possèdent une machine plus moderne avec un UEFI (Unified Extensible Firmware Interface) à la place du BIOS. Et vu que ce matin, je me retrouve confronté à une telle machine dans mon atelier, le moment est venu d’en dire deux mots.

Le schéma de partitionnement automatique proposé par l’installateur d’OpenSUSE est basé sur le système de fichiers Btrfs, que je préfère éviter pour toute une série de raisons. Au lieu de cela, j’opte pour le partitionnement manuel, avec un schéma de partitionnement relativement simple.

  • une partition /boot/efi de 500 Mo et formatée en vfat
  • une partition /boot de 500 Mo et formatée en ext2
  • une partition principale occupant le maximum d’espace disponible sur le disque et formatée en ext4
  • une partition d’échange dont la taille est égale à la quantité de RAM de la machine

Quelques notes pour les chipoteurs :

  • Si les partitions /boot/efi et /boot sont dimensionnées de manière assez large, c’est pour satisfaire aux exigences de l’installateur OpenSUSE.
  • La partition /boot est effectivement formatée en ext2, un système de fichiers non journalisé.

Dans le menu de l’installateur d’OpenSUSE, j’opte donc pour le Partitionnement en mode expert > Démarrer avec la proposition actuelle et je clique sur Suivant.

OpenSUSE Partitionnement UEFI

Je sélectionne le disque sda dans la colonne de gauche, puis j’ouvre le dialogue Table de partitions > Créer une nouvelle table de partitions dans la fenêtre principale.

OpenSUSE Partitionnement UEFI

Dans la fenêtre subséquente, je sélectionne le type de table de partitions GPT.

Voici une petite vue d’ensemble de toutes les étapes par lesquelles il faut passer pour créer les quatre partitions.

  1. Partition /boot/efi : Onglet Partitions > Ajouter une partition > Taille personnalisée : 500 MiB > Rôle : Partition de démarrage EFI > Système de fichiers : FAT > Point de montage : /boot/efi
  2. Partition /boot : Ajouter une partition > Taille personnalisée : 500 MiB > Rôle : Système d’exploitation > Système de fichiers : ext2 > Point de montage : /boot
  3. Partition principale : Ajouter une partition > Taille personnalisée : soustraire la quantité de swap que l’on veut laisser (par exemple, passer de 59.02 GiB à 55.02 GiB si l’on veut garder 4 GiB pour la partition d’échange) > Rôle : Système d’exploitation > Système de fichiers : ext4 > Point de montage : /
  4. Partition d’échange : Ajouter une partition > Taille maximale (vérifier si la taille est correcte) > Rôle : Swap > Système de fichiers : swap > Point de montage : swap

Au final, on doit se retrouver avec quelque chose qui ressemble à ceci.

Dans la fenêtre subséquente, je sélectionne le type de table de partitions GPT.

Et voici à quoi cela ressemble après le redémarrage initial.

microlinux@susebox:~> lsblk
NAME   MAJ:MIN RM  SIZE RO TYPE MOUNTPOINT
sda      8:0    0   60G  0 disk 
├─sda1   8:1    0  500M  0 part /boot/efi
├─sda2   8:2    0  500M  0 part /boot
├─sda3   8:3    0   55G  0 part /
└─sda4   8:4    0    4G  0 part [SWAP]
sr0     11:0    1  3,8G  0 rom

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3 commentaires

Etienne · 14 février 2020 à 15 h 54 min

Merci pour le post!
Peux-tu m’expliquer à qui servent les partictions /boot/efi et /boot ? (ok, ça sert pour le boot, mais encore?) Et surtout, pourquoi créer deux partitions pour cela? Pourquoi ne pas laisser /boot et /boot/efi faire partie de / ?
Et enfin, pourquoi est-ce un avantage d’avoir /boot non journalisé ?

    kikinovak · 14 février 2020 à 18 h 41 min

    Sur les systèmes EFI, une partition séparée /boot/efi formatée en FAT est obligatoire. La partition /boot est une habitude que j’ai conservée. Et ça ne sert à rien de ranger le kernel sur un système de fichiers journalisé. Un collègue gourou m’a expliqué ça en détail un jour, mais je serais incapable de reproduire son explication. C’est du genre à lire la Linux Kernel Mailing List en buvant son café du matin, alors que moi je préfère aller courir pendant ce temps. :o)

      Etienne · 17 février 2020 à 12 h 07 min

      Merci pour la réponse 🙂

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